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Lire, ou ne pas lire

L’enfant est appuyé contre la porte d’un placard. Les genoux remontés vers son torse. Dans ses mains un livre, Oui-Oui. Il fait jour, on est en semaine, les vacances sans aucun doute. Sa voix chevrote les mots, à haute voix, avec une telle hésitation qu’il en devient difficile de le comprendre. Au loin, la mère qui vaque à ses occupations, le reprend chaque fois qu’il bute sur la moindre syllabe.

Cet enfant terrifié par la lecture et les mots, c’est moi. Moi il y a une trentaine d’années. Ce garçonnet pour qui lire était le supplice suprême, pour qui écrire était l’horreur sur terre. Ne me demandez pas de lire Oui-Oui à nouveau, il hante mes cauchemar d’adulte. Cet enfant est entré en guerre plusieurs fois dans sa vie contre les livres, contre les mots. La lecture acquise, il abandonna les livres dans un coin, assurant à tous qu’il lisait, mais préférait de loin écrire des histoires dans sa tête en jouant avec le château fort Playmobil qu’il avait eu à Noël. Il les abandonna longtemps, jusqu’à ce qu’il quitte sa région natale, entre au collège et que la documentaliste fut intriguée de voir ce petit bonhomme traîner aussi souvent au CDI sans jamais toucher ni emprunter de livres. Elle l’accompagna, le guida tranquillement vers des lectures moins sauvage que Oui-Oui. Il accepta, se laissa faire, prit plaisir à découvrir des histoires absurdes de robots se prenant pour des humains, soit. Et puis, c’est l’année de ma rencontre avec Arthur Rimbaud. Là partout, cette figure incroyable que l’on retrouve, dont on parle, les vers que l’on nous fait apprendre. Coup de foudre.

Des hauts et des bas. Je t’aime, moi non plus. Je vous abandonne sans rien dire. Le littéraire reviendra en classe de seconde, toquer à la porte. Parce qu’une prof, aussi jolie que captivante, a su redonner à une classe entière l’envie de se plonger dans les livres, même Les Mots de Jean-Paul Sartre. Alors, on y retourne, on se décide même, ce sera 1ère L et des études de cinéma avec un soupçon de Littérature dedans. Parfait. Les livres s’enchaînent, mais trop peu souvent, il y a le temps de s’attacher au roman. L’abandon approche. Il sera moins long que le précédent. La faute à Martin Amis, mon dernier sauveur littéraire. Des Poupées crevées. Depuis, plus une journée sans lire, et plus encore sans écrire. Étonnamment, il n’existera pas les mêmes cassures autour de l’écriture. Je ne lisais pas, j’écrivais. Les deux entremêlés, c’est mieux, pour tout le monde. Les deux se sont retrouvés. Un soir dans le soleil couchant d’une campagne à l’anglaise, ils se sont jurés fidélité, en échangeant de simples anneaux de mots. Plus rien ne devrait les séparer.

Il n’y a pas de morale à cette histoire. Nous avons tous des parcours différents. J’ai été de ceux qui ne voulait plus ouvrir un livre de peur d’être maltraité par les mots des autres. Il en est ainsi. Aujourd’hui, je ne peux plus m’en passer. Il en est ainsi aussi. Il n’y a pas de règles. Il suffit aussi souvent de rencontre. Lire, c’est rencontrer, un livre, un auteur, un professeur. Un guide qui nous accompagnera. Toujours. Auquel, toujours, on pensera. Ma Pile A Lire est aujourd’hui aussi longue que la muraille de Chine. Ma Pile A Écrire n’est pas mal non plus. Je vis et respire par les livres, la beauté de l’objet, l’intérêt de son contenu. Je lis le monde qui m’entoure, grâce à eux. Plus un instant, je ne me vois les abandonner. Lâcher moi sur une île déserte, de tout ce que je prendrai pour survivre sera un livre.

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Tu ne m’as laissé que notre histoire ~ Adam Silvera

Un Adam Silvera peut en cacher un autre. Après avoir lu « Et ils meurent tous les deux à la fin » et surtout l’avoir adoré, je me suis mis à la lecture de cet autre roman Young-Adult « Tu ne m’as laissé que notre histoire« . Cette fois point de mort à la fin, puisque le mort l’est dès le début de l’intrigue.

Ce roman c’est l’histoire de Griffin, c’est aussi celle de Theo, son meilleur ami depuis toujours, son premier amour, celui qu’il a laissé filé en Californie pour ses études. Mais Theo est mort, il s’est noyé dans l’océan sous les yeux de Jackson, son nouveau petit ami. Ainsi l’histoire débute. Theo revient, à New-York, parmi les siens pour un dernier hommage. Griffin, Jackson, Wade, tous se retrouvent ensemble dans la douleur de la perte, dans l’incompréhension de ce départ si soudain qui les laisse orphelins. Griffin commence alors un long travail de deuil, lui qui espérait tant revoir son amour revenir pour reprendre leur histoire, là où ils l’avaient laissée.

J’étais plutôt du genre très enthousiaste après la lecture « Et ils meurent tous les deux à la fin« , alors je me suis très rapidement laissé prendre dans cette nouvelle aventure New-Yorkaise. J’avais envie de retrouver l’écriture d’Adam Silvera qui m’avait tant plu. La narration est toujours aussi directe, la construction nous permet, elle, de découvrir la facette actuelle de la vie de Griffin, entremêlée avec l’histoire, celle des deux amis-amants, avant le départ, avant la mort de Theo. Pourtant malgré le voyage intéressant auquel se livre l’auteur, celui que l’on peut parfois rencontre quand on est encore adolescent, ou très jeune adulte, je ne l’ai pas vécu avec la même envie. Pourquoi ? Peut-être parce que le chemin est long, comme celui du deuil, le chemin est douloureux, comme celui du deuil, le chemin est semé d’embûches comme celui du deuil. Peut-être aussi parce que Griffin est un personnage torturé et pétri d’angoisses qui le questionnent trop. Ces questions, ces souvenirs qui se répètent, qui tournent en rond et qui parfois plonge le lecteur, non dans une forme d’ennui, mais peut-être quand même dans une forme de lassitude. Pour autant, il ne faut pas retirer, au livre et à son auteur, sa force, car le sujet n’est pas des plus évidents, car le parti-pris est de nous faire voyager dans la découverte de la mort à un âge plein de vie, dans les amours adolescentes, et particulièrement chez des personnages qui découvrent leur homosexualité et la difficulté qu’elle leur incombe.

Bien évidemment, je ne pourrais que vous conseiller de le lire pour vous faire votre propre opinion. Mais si vous souhaitez découvrir l’auteur, optez pour « Et ils meurent tous les deux à la fin« .

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Tout est dans les livres

S’il est une idée que je ne cesse de marteler depuis des mois, des années, et plus encore depuis que notre société s’enlise de crise en crise, c’est bien celle-ci : « Tout est dans les livres. Tout. On devrait s’en souvenir. ». Cette phrase je l’ai découverte dans le dernier Philippe Besson, Un certain Paul Darrigrand. Alors non, pas de spoiler, cette phrase se trouve dans le début du roman, mais elle est essentielle à mes yeux.

Dès que je l’ai lu, ce fut une évidence. J’ai pris mon carnet, je l’ai noté et je me suis dit qu’il fallait absolument s’en saisir. Rappeler, une fois encore, à quel point les livres sont importants, et surtout pourquoi lire, au-delà de ce qui devrait être une évidence, doit être une nécessité pour tous.

Pour avoir travaillé avec de nombreux publics depuis quinze ans, il y a une chose qui me frappe : on n’a certainement jamais autant lu (avec la multiplication des contenus sur le web) et dans le même temps, on délaisse l’essentiel, le livre. Alors non, mon propos ne sera pas de faire une étude comparée sur les ventes de livres papier, d’e-book, etc. depuis quinze ans. Non. Ce n’est pas mon job et je laisse qui de droit le faire. Non, parlons des livres, des lignes, de mots écrits par tous ces auteurs, célèbres ou non.

Je ne vais pas dire que l’on écrit depuis la nuit des temps, ce serait une aberration historique. Cependant, il est bon de rappeler que l’écriture n’est pas advenue non plus depuis que Nabilla a trouvé un stylo sur son chemin. Ok, je force le trait. Pauvre Nabilla. Cependant à l’heure où tout le monde écrit tout sur tout, où les fake news pullulent dans tous les sens, ne serait-il pas bon de revenir vers les auteurs ? Bien évidemment, ils n’ont pas tous la vérité en leur sein, mais le livre et son auteur sont généralement un alliage qui nous donne les clés pour lire le monde qui nous entoure, pour tenter d’y voir clair dans les questionnements qui nous taraudent.

Il y a les classiques bien sûr, mais tout le monde n’a pas forcément accès à ces lectures. Les classiques ne sont pas tout, même s’ils peuvent comme les autres nous éclairer. J’avoue ma faiblesse à ce sujet, je ne suis pas bon en classique en dehors de Shakespeare que j’ai pris soin de redécouvrir il y a quelques années et qui m’a surpris par la modernité de son discours alors même qu’il nous parle de sujets d’une histoire passée. Mon camarade de promo universitaire, Thomas Jolly, l’a ainsi remis au goût du jour, avec des effets de mise en scène audacieuse qui ne cessent de nous interroger sur notre rapport à notre société.

Les classiques ne sont pas tout, les auteurs contemporains nous aident aussi beaucoup. Il est vrai que quand je parle des autres je me focalise sur la littérature, et du théâtre aussi. Je pourrais faire la promotion des Sciences Sociales, dont je suis issu, ou les ouvrages de psychologie de comptoir. Mais non, je préfère le littéraire, la narration, celle qui vous emmène, celle qui vous embarque dans un monde parfois parallèle, surtout celle qui vous questionne et provoque en vous le « waoh » final. Désolé Nabilla. Sincèrement désolé. Vous n’y êtes pas. Point de Catharsis avec vous. Juste le pâle miroir d’une réalité cynique dont vous êtes le jouet. Certains vous préfèrent, point besoin de remettre en cause quoi que ce soit. Certes. Mais est-ce la réalité ? La vérité ? Notre vie à chacun ? Je ne le pense point.

Chez nous, pauvres lecteurs, il y a toujours un ou des livres qui nous ont marqués, qui ont laissé une trace profonde, si intense qu’elle nous a donné des réponses à des questions que l’on ne pensait pas voir se résoudre ainsi. Je garderai pour moi les livres qui ont joué ce rôle. Un peu de mystère. Jardin secret. Mais ils sont là, non loin. Sur mes étagères. Sur mon bureau. Je sais où ils sont, en cas de besoin. Relire quelques pages ou passages, ou bien encore le livre en entier. Retrouver l’émotion qui vacille toujours en moi. Les livres, les romans servent à cela. A quoi bon écrire sinon ? Pourquoi écrire si ce n’est pour poser un regard, jouer un rôle, donner à lire et à vivre. Là est le rôle du livre et de son auteur. Ce rôle que beaucoup d’écrivains ont joué dans les siècles passés où Internet et les Réseaux Sociaux n’existaient pas.

Alors n’hésitons plus. Retournons vers les livres. Lisons. Dévorons les pages qui ne demandent qu’à être lus. Il n’y a rien de plus triste qu’une maison, qu’une vie sans livres. Une réflexion sans mots, sans histoires, sans point de vue critique. Ne laissons pas les écrans sans mots prendre le pouvoir sur le livre. Alors tâchons d’éduquer nos enfants au plaisir de la lecture, au contact des livres, pour que plus tard, ils sachent trouver du réconfort, de la réflexion, de la force dans l’encre des lignes noircies par d’autres.

Tout est dans les livres, lisons !

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Un certain Paul Darrigrand ~ Philippe Besson

 

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Presque un an et demi, voici le temps qu’il nous aura fallu attendre pour tenir entre nos mains le nouvel opus de Philippe Besson. Dix-huit mois depuis la parution d’Un personnage de roman, le livre qu’il a consacré à la campagne électorale de l’actuel Président de la République. Dix-huit mois et le voici de retour avec un « roman » où il poursuit le travaille littéraire entamé avec Arrête avec tes mensonges, parut en janvier 2017, il y a déjà deux ans.

Je me souviens qu’avant Arrête avec tes mensonges, j’avais une tendance certaine à patienter jusqu’à la parution poche de ses livres pour découvrir les mots de l’auteur. Un auteur que j’avais commencé à lire depuis quelques temps et dont il me fallait absolument découvrir l’ensemble de l’oeuvre, tant je suis tombé en amour avec le style, l’approche, le besoin de conter des histoires, qui quelque soit leur temporalité, nous parlent de nous et de ce que nous vivons dans notre époque. Mais allez savoir pourquoi, depuis, je ne peux plus m’empêcher de les acheter à leur sortie, voire même, comme pour celui-ci, de le pré-commander, comme pour mieux être assuré que je vais le tenir entre mes mains, aux premières heures de sa mise en rayon. Lubie obsessionnelle, peut-être, mais ne le sommes-nous pas tous un peu, pauvres lecteurs que nous sommes, amoureux de certains styles, de certains univers, de certains auteurs. Bien évidemment.

Arrêtons donc de parler de moi, aucun intérêt. Revenons au livre, à cet objet que l’on appelle roman, et qui semble si éloigné du roman pur quand on écoute l’auteur parler de son nouveau travail littéraire. Nouveau travail littéraire, il est évident qu’il y a un tournant depuis trois livres. Plus de personnages derrière lequel on se cache pour se narrer, narrer ses angoisses, ses questionnements, ses aventures, ses petites choses qui font la vie. Philippe Besson nous dit qu’il a arrêté de mentir, mais il dénomme toujours ses livres comme des romans, allez savoir pourquoi… Peut-être tout n’est-il pas encore dit… Cependant, le narrateur se nomme Philippe et se décide à nous parler de lui, de sa vie, de ses expériences adolescentes, tout d’abord avec Thomas Andrieu, maintenant avec Paul Darrigrand. Entre temps, ce fut le temps présent avec Emmanuel M.

Heureux que Philippe Besson ne cache pas son amour inconditionnel pour Marguerite Duras, tant ses nouvelles aventures d’écriture nous rappelle l’auteure et son travail de « roman » qu’elle mêle à ses souvenirs d’une jeunesse passée qu’elle a besoin de romancer. Philippe Besson n’est pas Marguerite Duras et pourtant… On ne peut s’empêcher d’y penser, de comparer, de rechercher. On livre du bout des doigts, on romance. Enfin on donne des pistes. Les romans précédents n’ont pas été écrit au hasard, sans aucun rapprochement avec la vie de celui qui s’est assis un jour à sa table pour évacuer ses tourments. Tous les auteurs ne font-ils pas cela ? Il assume, il dit enfin. et c’est à ce moment que l’effet devient intéressant pour qui ne s’intéresse pas seulement aux livres, mais aussi à son auteur.

Philippe Besson nous parle de sa passion pour ce jeune homme aux cheveux bouclés, cette énigme dont l’image le pousse dans les retranchements de la passion amoureuse, prêt à accepter les moindres décisions de l’homme qu’il désire tant. Tout, sans condition. L’amour. La maladie. La mort. Les trois se mêlent dans cette époque où le Sida réalise une hécatombe. Mais point de Sida chez Philippe. Une maladie de sang. Vous savez celle de Son frère. Mais pas seulement, un triangle amoureux. Il nous livre les bases de son Garçon d’Italie. Pourtant, on ne peut s’empêcher non plus de penser à Un homme accidentel, et même plus encore. Paul ressemble tant à cet homme accidentel, sa situation amoureuse, sa vie avec sa femme, l’enfant qu’il souhaite avoir, la passion cachée pour son amant, la mort qui rôde. Certes, Paul ne fera pas les mêmes choix.  Certes, il n’y a pas de prostitué assassiné sur une bande de pelouse si bien taillée. Et pourtant… Impossibilité de faire un choix. Effet miroir de Thomas Andrieu ? Peut-être aussi. Une continuité. Impossibilité de ne pas poursuivre le chemin. Et les lecteurs que nous sommes en redemande, encore. Monsieur Besson, la suite s’il vous plait.

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Écrire (1)

Fond Noir. Fondu.

Page blanche d’un cahier ligné. La main se saisit du stylo qu’elle balade quelques secondes en l’air, avant d’en défaire le capuchon et de poser la mine contre la fibre de papier. La mine reste encore appuyée un instant avant de se mettre à danser le long des lignes, dans un ballet parfaitement exécuté.

Laissons la chorégraphie. Reculons-nous dans notre focale. Laissons faire, le contenu ne nous regarde point encore. Peut-être même, ne nous regardera-t-il jamais. Là n’est pas l’important.

L’écriture, acte de l’intime. L’écriture, acte du partage.

L’écriture est une nécessité quotidienne. Il y a quelque chose de vital dans ce besoin d’écrit. Jeter des mots, des idées sur le papier ou sur l’écran de mon ordinateur. Si vital que souvent j’en viens à le comparer à la respiration. Écrire et respirer, même combat. Je ne peux m’en passer, sous peine d’en mourir. Ne pas écrire et dépérir, se dessécher. Écrire. Tous les jours. Depuis des années, depuis mes premiers textes, naïfs et adolescents. Parfois beaucoup, d’un coup. Quelques fois, seulement quelques lignes. Écrire, toujours.

Je ne me suis jamais vraiment posé la question du pourquoi un jour j’ai commencé à noircir des cahiers, des feuilles. Bien évidemment, il y a de la passion dans tout ça. Celle des mots, celle des livres, celle des histoires. Une passion dévorante, débordante qui occupe chaque moment de ma vie. Même quand je ne dispose pas d’un crayon ou d’un clavier pour jeter mes idées, j’écris au cœur de mon esprit. Je fais grandir les situations, les personnages. Des détails, des observations, une situation viennent les nourrir. Il faudra des heures, des jours parfois pour laisser décanter et le moment venu, il me suffit de m’installer à mon bureau pour que d’instinct les mots s’inscrivent.

Qu’est-ce qu’il nous pousse à nous saisir de ce moyen pour nous exprimer ? Un besoin de transmettre, de raconter, de poser un regard sur le monde qui nous entoure, sur ces situations dont on a besoin de décortiquer chaque morceau. Un besoin de se pencher aussi sur nos vies, sur le sens qu’on peut lui donner, aux petits détails quotidiens, aux situations que l’on ne comprend peut-être pas. Peut-être un peu de tout cela en même temps. Des calques qui se superposent les uns sur les autres et à travers lesquels on regarde et on façonne notre vision, singulière.

Écrire est un moment d’une rare liberté. Là, devant notre bureau, tout devient possible. Tous les mondes s’ouvrent à nous. La possibilité même de quitter la terre ferme quelques instants pour nous échapper. Une possibilité infinie de créer, retranscrire, retraduire, reconstruire une foule d’émotions que l’on souhaitera partager plus tard avec les lecteurs potentiels. Car n’oublions pas que si l’écriture est avant tout un acte intime et personnel, il n’en reste pas moins un objet de partage. On peut écrire par nécessité quasi-vitale, mais nous avons le devoir de le partager, non pas pour flatter notre ego, mais  bien pour retransmettre l’émotion que fut la nôtre à l’instant de l’écriture.

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Parlons un peu de « Les Beaux Gosses aussi »

50990965_665047557230544_7878663805641687040_nLes Beaux Gosses aussi est un roman Young-Adult que j’ai écrit il y a quelques mois et dont je viens de terminer une nouvelle correction. Il y a longtemps que je souhaitais travailler sur la thématique de l’homophobie et du harcèlement en milieu scolaire. Les personnages et la situation se sont imposées à moi suite à de nombreuses réflexions, et écoutes de toutes les situations dont la presse ou les associations spécialisées peuvent se faire écho depuis plusieurs années. Ainsi je souhaitais que mes personnages aient du contraste entre eux, qu’il y ait des personnalités auxquelles on puisse s’attacher pour suivre leur évolution tout au long de cette année scolaire. Car je ne voulais pas me cantonner à un moment T, quelques jours ou quelques heures, non j’avais véritablement envie de suivre cette évolution sur plusieurs mois. C’est ainsi que je me suis attaché à travailler sur les trois trimestres d’une année scolaire de jeunes lycéens de Première. Trois personnages se détachent : Marin, Enzo et Camille. Mais bien d’autres gravitent autour d’eux.

Voici un petit résumé de cette histoire :
Marin est le garçon parfait aux yeux de tous. Populaire, sportif, délégué de classe, ami convoité, petit ami envié, tout l’opposé d’Enzo qui vient d’arriver dans le lycée. L’adolescent, surdoué du théâtre, irrite la virilité des garçon de la classe qui détestent ses excentricités et son homosexualité assumée, en particulier Marin et Mathis, son inséparable complice. Un matin pluvieux, l’humiliation publique de trop, les ongles qui plongent dans la peau, les yeux dans les yeux. Il en suffit parfois de peu pour bousculer quelques certitudes.

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Ici et ailleurs

50990965_665047557230544_7878663805641687040_nPour ceux qui me suivent sur Instagram, vous avez pu voir que je vous propose de nombreux extraits de mon premier roman. Mais cet automne, j’ai eu besoin de travailler un autre texte dont l’idée me suivait depuis plusieurs mois. Un texte plutôt « Young adult » ou ados-jeunes adultes si vous préférez. J’ai commencé à en publier quelques parties sur Wattpad et j’ai comme une envie aussi d’en laisser traces ici aussi, après tout, tout le monde n’est pas sur Wattpad…

Ainsi je vais m’appliquer à publier ici des extraits de ce roman intitulé « Les Beaux Gosses aussi », et d’autres choses aussi, mais patience 🙂